La Chanson de la Montagne de Nendaz – Inauguration des costumes vu par les jeunes
Aujourd’hui, les jeunes de la Chanson de la Montagne de Nendaz ont pris leur plume pour vous rappeler le grand événement de ce mois de juin, à savoir l’inauguration des nouveaux costumes des hommes de la société. Chargés du vécu des générations qui nous ont précédés, les costumes actuels étaient tout de même trop défraîchis pour ne pas intervenir.
Les membres de la Chanson de la Montagne de Nendaz, dans leurs récents voyages à l’étranger, se sont rendu compte qu’il fallait se remettre à niveau pour être à nouveau « présentables ».
C’est ainsi que la société met au placard les vieux uniformes patinés pour adopter des textiles plus souples et plus doux. « Faire du neuf avec du vieux », telle fut la démarche entreprise et qui correspond tout à fait à la mentalité des jeunes de la société. Conserver les traditions de nos grands-parents avec un costume à l’aspect et aux couleurs similaires à l’ancien tout en créant un habit qui nous donne la capacité de mouvement dont nous avons besoin.
On ne vante jamais assez la moyenne d’âge extraordinairement basse pour une société folklorique. Pour nous autres, jeunes de la société, ces nouveaux costumes sont attendus avec impatience pour aller sans complexe encore plus loin tout en conservant l’esprit dansant, festif et folklorique de nos vallées d’antan.
De plus, ce nouveau costume signifie pour nous un avenir pour le groupe. La société, tout juste quinquagénaire, se met aujourd’hui dans ses habits de noces ! Les générations futures enfileront avec le même plaisir que nous ce costume confortable, à l’allure profondément mâle, cet habit du dimanche des Nendards du passé.
Comme déjà relevé dans les colonnes d’une édition précédente de votre journal préféré, nous tiendrons une grande fête à cette occasion. Venez nombreux fêter le nouvel habit de la Chanson de la Montagne et partager avec nous, ses jeunes, sa relève, l’occasion de vivre ce moment d’histoire de la société.
Nous avons voulu connaître l’avis sous l’aspect artistique de notre monitrice Marlyse Zambaz, qui, à l’occasion de cette fête portera également la casquette de responsable de la commission animation.
Alors Marylise, pour toi, qu’est-ce que ça signifie de changer de costume ?
C’est un renouveau pour la société. Plus de dynamisme, on va dire encore une meilleure présentation de la société. Avec un costume neuf, je pense, que vous danserez encore mieux. Vous aurez plus de plaisir à le porter. Je sais que le costume sera plus léger, plus agréable à porter, plus coupé. Pour moi c’est un nouveau départ.
Qu’est-ce que ce changement peut apporter à la société ?
Je pense plus d’aisance dans les mouvements et donc plus de plaisir à danser. Plus de plaisir à danser, ça résume tout.
Que penses-tu des anciens costumes ?
Ils sont notre identité, l’identité de la société à proprement dite. Après 40 ans, ils avaient besoin d’être changés parce qu’ils n’étaient plus adaptés. Trop lourds, trop chauds, ils entravaient un petit peu le mouvement des danseurs et surtout plus en rapport avec la vie d’aujourd’hui, avec les vêtements légers et souples que vous êtes habitués à porter dans la vie de tous les jours.
Pourquoi faire ce changement maintenant ? Et depuis combien de temps cette question te travaille ?
En fait si on regarde bien, ça fait plusieurs années qu’on parle de ce changement de costume. Il a fallu tout d’abord mettre tous les membres d’accord. Quand on en a parlé, il y a plusieurs années, beaucoup de propositions furent mises en avant. Certains voulaient changer complètement le costume, prendre quelque chose de totalement différent, d’autres ne voulaient que de petites modifications. Après avoir rassemblé toutes ces idées, il a fallu se rendre à l’évidence que nous ne pouvions changer d’identité, identité justement représentée par ce costume spécifique. C’est aussi un respect que nous devons aux personnes qui ont fondé la société et qui ont fait ce choix en 1967. Alors pour finir, après beaucoup de palabres et de discussions, c’est quasiment l’unanimité de la société qui a choisi de maintenir la base du costume d’origine et d’y apporter quelques modifications au niveau de la texture principalement mais aussi quelques finitions que le public pourra découvrir le 18 juin.
Comment comptes-tu mettre en avant les costumes lors de la fête du 18 juin ?
Tout d’abord par une présentation au public par un défilé dans les rues de Basse-Nendaz puis sous la forme d’un autre défilé, de « mode » celui-là, à la salle de la Biolette. Celui-ci va retracer l’histoire du costume depuis ses débuts et de la société par la même occasion. La société a évolué en même temps que le costume perdait de son allure et nous allons essayer de présenter au public cette évolution de manière humoristique.
Nous allons aussi profiter de mettre sur pied une fête placée sous le signe de la simplicité et de l’amitié mais aussi de la qualité avec des groupes amis qui nous sont proches. J’espère que le public saisira l’occasion pour venir admirer notre costume, les spectacles proposés ou simplement qu’il trouvera un moment pour venir faire la fête.
Tout est donc prêt pour faire la fête ?
Quasiment. Il reste quelques détails à régler mais le programme est établi et l’organisation bien en route. Nous nous réjouissons de partager cette fête avec toute la population.
Autre question, depuis quand es-tu monitrice du groupe et comment arrive-t-on à ce poste ?
J’ai repris le monitorat du groupe adulte en 1991 avec Gaston Délèze. Cela fait donc 20 ans cette année que j’assume ce poste. Comment on y arrive ? Par la passion et le travail. Passion pour consacrer une grande partie de ses loisirs à préparer les répétitions, créer de nouvelles danses, écrire de nouvelles scénettes et mettre sur pied des programmes intéressants et motivants. Travail pour se former, suivre des cours en Valais, en Romandie et en Suisse allemande. Et pour finir, patience et diplomatie pour gérer un groupe d’adultes avec des caractères différents et fire en sorte de permettre à chacun de trouver du plaisir dans cette activité.
Si tu devais citer tes trois meilleurs souvenirs avec la CDM et une déception s’il en existe une ?
Mon 2ème concert en tant que monitrice où nous avons monté un spectacle où les danses et la pièce en patois ne faisaient qu’un. On y racontait la vie de Marie-Légère, un souvenir plein d’émotion. Un 2ème excellent souvenir est bien entendu la Fête cantonale des costumes que nous avons organisée en 1998 à Haute-Nendaz. Les productions groupées du Haut, du Bas et du Valais central sur la patinoire étaient juste fantastiques tout comme le morceau d’ensemble « Ce Vallon qui chante et joue » créé par Jean-Michel Bourban et interprété par toutes les chorales et fanfares de la Commune reste un exploit inoubliable. Et pour finir. L’Européade en Lituanie en 2009 où nous avons dansé la « Nendette » lors de la cérémonie d’ouverture. Je ne suis pas prête d’oublier ce moment.
…. Déception ? Bien sûr… quelques déceptions ont jalonné mon parcours. Mais elles sont largement compensées par les bons moments et la satisfaction de voir l’évolution du groupe, le nombre de jeunes adultes qui dansent et participent assidûment à nos sorties, me récompensent largement des mauvais moments passés.
Nous te proposons maintenant une petite série de questions à répondre par oui ou non : Comme nous sommes cools, on te laisse un joker :
Pourrais-tu être monitrice dans un autre groupe folklorique ? Non
Fallait-il vraiment changer les costumes ? Oui
Est-ce que la Chanson de la Montagne de Nendaz existera encore dans 10 ans ? Oui
En seras-tu encore la monitrice ? Non
Tu nous lâcherais donc ? Oui
Es-tu contente de nos prestations ? Oui
Toujours ? Non
As-tu menti tout au long de cet interview ? Non
Merci Marlyse pour ta franchise, même sans joker et bonne chance pour cette fête.
Les jeunes de la Chanson de la Montagne de Nendaz :
Sylvie, Natacha, Stéphanie, Raphaël, Marine, Justine, Cindy, Pigou, Catherine, Lionel, Robin, Cyril, Sébastien